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Lundi 15 mai 2006

Scoop : la planète se refroidit !

Comment ne pas penser autrement quand je vois quotidiennement évoluer les commentaires concernant la température des eaux, et ce depuis une quinzaine d'années ?

Je m'explique : en tant que nordiste, né à Cambrai, j'ai débuté la plongée dans les carrières belges, avec une température constante toute l'année au delà de 30 mètres... un peu comme au caraïbes, si ce n'est que la constante est ici légèrement différente puisqu'elle avoisine les 4 degrés... Dans ce contexte, les eaux de Bretagne constituaient pour moi une fameuse évolution et je pouvais la qualifier de mer tempérée.

Quand à la Méditerrannée, destination de rêve qui a fait l'histoire de la plongée avec tous ces sites mythiques où tous les pionniers de renom ont fait leurs premières découvertes subaquatiques, c'était un must qui méritait bien de traverser toute la France pour enfin goûter à ses eaux chaudes... Le nirvana de la plongée !

La Méditerrannée faisait donc figure à l'époque de mer chaude. Aujourd'hui c'est fini, elle s'est refroidie ! Même au plein de coeur de l'été quand la température flirte avec les 20 degrés voire plus, combien se plaignent de la fraîcheur de l'eau. Et oui, comparée aux eaux des Caraïbes, des Maldives et de la Mer Rouge où quasiment tout le monde se rend chaque annnée notre Méditerrannée fait figure maintenant de parent pauvre et le référentiel ayant changé, c'est désormais une mer froide !

Heureusement ce refroidissement des eaux n'affecte pas notre faune sous-marine toujours aussi riche quoi qu'en disent les détracteurs de la plongée en France. Et cette richesse, avec des merveilles que vous ne trouverez nulle part ailleurs telles que le corail rouge encore abondant, elle sont désormais réservées aux plongeurs de l'extrême qui osent affronter ces températures si basses et frigorifiantes.

Attention donc, plonger ici à Marseille rélève désormais de l'exploit et relever ce challenge de franchir les barrières de l'extrême est réellement réservé à une élite ! Saurez-vous en faire partie ? Oserez-vous faire le pas et affronter ces conditions qui vous feront repousser vos limites ? Sauriez vous devenir un plongeur d'exception ?

Quand je vais à la Plage avec Lisa, ma fille de 4 ans, et que je la vois se baigner dans une eau à 15°C pour son plus grand bonheur, je comprends alors que tout dépend du référentiel : si je vous sers un pastis à 15°C, vous allez le trouver chaud ! Alors pourquoi me dites vous que la méditerrannée est froide ???

NB : les fabricants conscients du phénomène de refroidissement des eaux, ont heureusement faits d'énormes progrés et proposent désormais des combinaisons d'une souplesse incroyable pour un confort thermique sans pareil. De même les combinaisons étanches qui permettent d'aller dans l'eau sans se mouiller sont désormais très faciles à utiliser (après formation) et accessibles. Si Lisa n'en a pas besoin pour faire trempette, vos immersions peuvent gagner en confort grâce à ces innovations. N'hésitez pas à me demander conseil, si affronter l'extrême peut vous séduire !

par Vincent Défossez publié dans : Evolution de la plongée
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Samedi 19 novembre 2005

C'est à Paul Bert (entre 1870 et 1878) que l'on doit les premières recherches sérieuses sur le rôle de la dissolution de l'azote dans les accidents appelés: "mal des caissons". Ces travaux ont été consignés consignées dans son ouvrage "la pression barométrique". Paul Bert préconisait une vitesse de remontée lente et malgré cela les accidents survenaient tout de même.
Ce n'est qu'en 1907 que les travaux de John Scott Haldane conduisent à l'établissement des premières tables de plongée. En 1943, la marine américaine publie les premières tables en s'appuyant sur les travaux de Haldane. Ce sont ces tables que la Marine Nationale transcrit dans le système métrique en 1949.
Le but des tables de plongée n'est pas de supprimer l'apparition des bulles dans l'organisme, qui sont inévitables mais de contrôler et de gérer au mieux leur évacuation. Accepter de plonger c'est accepter de prendre un risque. La remontée d'une plongée implique une prise de risques. Le problème pour chacun est de savoir jusqu'où il est prêt à aller dans cette prise de risques uniquement pour se faire plaisir. L'importance des risques pris lors de la remontée est liée à l'utilisation des tables, ils en existent de plusieurs sortes, qui ne sont pas toutes équivalentes. Il est décisif de se déterminer pour l'une ou pour l'autre en toute connaissance de cause.
La morphologie des plongeurs, leur condition physique bien différente sont des paramètres qui vont considérablement influer sur les mécanismes de saturation et de désaturation. On ne peut raisonnablement envisager des procédures s'adaptant individuellement à chaque plongeur. Par contre, il est possible de regrouper les individus
pour constituer une population à laquelle on fixe des règles comportementales. Cette démarche permet alors d'envisager le traitement de la décompression non pas au cas par cas mais collectivement en considérant la population des plongeurs. Ainsi à partir d'une banque de données suffisamment fournie, le comportement de la population choisie peut être parfaitement défini par une simple analyse statistique.

Les tables de plongée à notre disposition en 1975 ont été élaborée plus particulièrement pour les militaires et les scaphandriers. Nous sommes loin de la population des plongeurs sportifs et encore plus des enfants! Il s'agit des tables de la Marine Nationale de 1965 (tables GERS8 65) qui sont la juxtaposition des tables américaines pour les profondeurs comprises entre 15 et 38 mètres et des études de la Marine Nationale pour les profondeurs de 40 à 85 mètres. Malheureusement ces deux tables ne se raccordent pas exactement et offrent dans la zone des 40 mètres une discontinuité dans la courbe sécurité. En France, l'utilisation de tables pour la pratique de la plongée sous marine de loisir n'est pas réglementée à l'inverse de la plongée des militaires ou de la plongée professionnelle, de telle sorte que chaque plongeur peut adopter la table qu'il veut.
1975 /1980 coïncide avec l'apparition d'une population de plongeur loisir, qui abandonne les tables GERS 65 de la Marine Nationale, dont on soupçonnait la fiabilité pour certains domaines de durée et de profondeur, pour les tables du Ministère du travail publiées en 1974. Celles-ci ont été testées sur des chantiers sous-marins des sociétés Comex et Doris. Ces plongeurs considèrent que leur condition physique et que le type d'effort qu'ils réalisent au fond sont moindres mais similaires à ceux des plongeurs professionnels, et qu'en conséquence en utilisant des tables plus pénalisantes, ils vont dans le sens de la sécurité.
Durant la période allant de 1965 à 1985, la Marine Nationale constate statistiquement une augmentation du nombre d'accidents de
décompression pour des plongeurs ayant parfaitement suivis les procédures de remontée de la table GERS 65. Elle propose donc en 1990 une nouvelle table qui va concerner la population des plongeurs en activité dans la Marine Nationale comme elle l'indique dans le préambule de présentation de ces nouvelles tables:
"Elle est applicable au personnel militaire de la Marine, dans le cadre de ses missions, à l'exclusion de tout autre utilisation...... Ces tables pourraient fort bien ne pas convenir hors de ce contexte. A l'évidence ces tables ne sont pas établies pour le public très large qui pratique la plongée sous marine de loisir". Au moins la Marine Nationale a le mérite d'être claire! Mais alors vers qui vont se tourner les plongeurs de loisir? En 1992, le ministère du Travail publie ses tables de plongée sous la forme d'un arrêté au journal officiel du 26 Juin 1992. Elles ont été mises au point par la COMEX. Ces tables doivent utilisées par tous les salariés, y compris les moniteurs de plongée, intervenant en milieu hyperbare.

En plongée loisirs, les organismes ont généralement repris ces différents travaux sur les tables pour les adapter à leur propre pratique. La FFESSM préconise l'utilisation des tables MN 90, PADI a créé ses propres tables, SSI a fait de même... mais concrètement c'est bien sûr l'ordinateur qui est quasi systématiquement d'usage, pour des raisons évidentes de confort et simplicité !

par Vincent Défossez publié dans : Evolution de la plongée
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17 au 27/04 - 12 au 22/06 - 13 au 23/11

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